Je fabrique un baume au plantain, seul, en petite série. J'écris ici ce que j'apprends en le faisant — la plante, la formule, les étiquettes, les fournisseurs. Y compris ce qui ne marche pas.

L'odeur de la peau, le gaz carbonique, la grossesse, la bière, le groupe sanguin : ce que la recherche sait vraiment, et ce qui relève de l'idée reçue.

Vingt-huit jours de macération, trois dosages : ce que chaque pot a rendu, le dosage choisi par vote, et pourquoi le filtre à café a remis en cause ce que montrait la couleur.

Reconnaître la plante, ce que dit vraiment la monographie européenne sur son usage traditionnel, et comment un geste de bord de chemin devient un pot qu'on emporte.

L'ordre des ingrédients, les noms latins, les allergènes en fin de liste — dont la liste vient de tripler — et les trois molécules à repérer quand le produit est destiné à un jeune enfant.

Un essai clinique qui ne l'arrange pas, deux mentions d'étiquetage que presque tout le monde confond, et les critères sur lesquels je choisirai mon fournisseur — annoncés avant de choisir.
La fabrication du premier lot telle qu'elle se passe : ce qui marche, ce qui rate, ce que ça coûte vraiment. Une lettre toutes les deux semaines, pas plus — et la fiche « le geste du plantain » offerte à l'inscription.
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