Un baume au plantain, fait à la main, pensé d'abord pour les enfants. Le premier lot macère depuis le 28 août.
J'ai grandi à la campagne, du côté de Bergerac, chez mon grand-père viticulteur. L'été, dans ses bois, les piqûres faisaient partie du jeu. Mais papi avait toujours son remède : écraser une feuille de plantain entre les doigts, passer le liquide vert sur la peau. Pas de mode d'emploi, pas d'étiquette à déchiffrer.
Ma grand-mère, elle, mettait de l'huile d'olive partout : dans sa cuisine, sur sa peau sèche et même dans ses cheveux. Le même bidon servait à tout.
En devenant père, j'ai cherché ce geste-là, en baume, pour mon fils et pour toute la famille. Je n'ai trouvé que des baumes chargés d'huiles essentielles — déconseillées avant trois ans — dont la composition relevait du cours de chimie. Alors je le fabrique.
— Julien
Pas de laboratoire, pas de sous-traitant : des feuilles de plantain séchées, de l'huile d'olive, et quatre semaines de patience. Trois concentrations différentes macèrent en parallèle pour comparer avant de figer la recette.
Je raconte la fabrication du premier lot telle qu'elle se passe : ce qui marche, ce qui rate, ce que ça coûte vraiment. Une lettre toutes les deux semaines, pas plus.
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